Merci de me répondre Olivier
Je crois que j'ai oublié de me présenter dans mon dernier message... Je suis donc Ourda, j'ai 26 ans et je suis encore étudiante, en biologie

Je suis algérienne et suis à Paris depuis 1 an. J'ai un petit ami depuis peu, d'une culture différente de la mienne. Ce n'est pas toujours très facile de gérer ce "décalage culturel", mais je l'aime beaucoup et fais de mon mieux pour que ça marche bien entre nous.
Ces derniers temps, je me pose pas mal de questions sur ma vie, mes choix, mes projets... J'avoue me sentir un peu perdue. La vie n'est pas très facile à Paris, surtout pour une personne comme moi, qui y débarque avec que 200 euros dans la poche et qui dois tout refaire à zéro, excepté peut-être ce que je suis, et encore...
Je me surprends parfois à penser prétentieusement, mais avec beaucoup de regret, que si j'avais été là il y a six ou sept ans, je serais devenue une sacrée pointure dans ma bronche. Pourquoi six ou sept ans ? Parce que ma vie d'avant m'a permis de me forger une personnalité dont je suis assez fière aujourd'hui. Mais pour ce qui est de mes études, l'instabilité de mon pays et sa pauvreté étaient de sérieux handicaps qui m'empêchaient de me réaliser pleinement chez moi.
Le problème est que malgré moi, je ne peux m'empêcher d'envier ces jeunes adolescents européens que je croise à ma fac et qui seront bientôt médecins généralistes ou spécialistes. Ils sont bien privilégiés par la vie ceux là
Le problème est que malgré moi, je ne peux m'empêcher d'envier ces jeunes adolescents européens que je croise à ma fac et qui seront bientôt médecins généralistes ou spécialistes. Ils sont bien privilégiés par la vie ceux là. J'ai dit une fois à mon copain que la perte d'une ou de deux années de sa vie n'est pas très grave car on perd jamais vraiment son temps, même dans les moments de la plus grande passivité. Foutaise ! Je n'en pensais pas un traître mot, moi qui suis toujours si heureuse de "fêter" mon anniversaire, moi qui ai toujours pensé mourir jeune. Les hommes de science que j'admire le plus sont ceux qui ont pu faire leur découverte dans leur jeunesse.
En gros, j'ai peur de ne pouvoir assumer mes choix, peur de l'avenir, de cette grande ville...
Ourda