Aller au contenu


Moi & Mon Psy...je Suis Attiré Par Mon Psy


  • Vous ne pouvez pas répondre à ce sujet
2 replies to this topic

#1 Lyséa

    Membre Régulier

  • Membres
  • PipPip
  • 40 Messages :
  • Gender:Female

Posté 26 octobre 2009 - 21:10

Bonsoir

Il m'arrive quelque chose de totalement inhabituel avec mon psy...et dont je ne peux bien sur parler à personne sous peine de paraître ridicule et d'être aussitôt sermonnée, bref rabrouée d'office quoi, plus ou moins poliment et même parfois sous des prétextes altruistes, rires... j'en ai trop l'habitude et ne me confie donc plus à personne sur les sujets intimes.

Si j'ose ici, c'est vraiment dans un réel besoin...
Je me vois mal courir déjà chez un autre psy. pour parler de mon psy. actuel, nous n'en sommes pas là mais bon...écrire sur un forum anonyme & discret c'est déjà ça.

Je le consulte, mon psy., 'Jean-Michel' de son prénom et je n'en dirais bien sûr pas plus (c'était pour le plaisir car lui m'appelle par mon prénom mais moi ai un peu de mal à le faire franchement encore), depuis seulement quelques mois et me suis énormément attachée à lui, bien que marié avec enfants.
Il a environ mon âge ou à peine plus, mignon, élégant, disons très finement 'mode', un charme à tomber et surtout, une écoute que je n'aie jamais pu constater auparavant et Dieu sait que j'ai fréquenté les cabinets de psy. dans des périodes délicates...bref...le type par excellence, 'adorable'... :)

Il y a quelques temps, il est tombé malade & j'en suis restée effarée, pour éviter de dire, totalement 'effondrée'...en fait (ouf....ça fait du bien....quand ça sort).
Arrêté trois semaines, pour une assez longue hospitalisation, il est revenu mais souffre encore et doit être à nouveau opéré..., bien qu'encore plus mince, pâle et mignon qu'à l'habitude..., à mon questionnement, il m'a annoncé le ratage de la première opération et son absence à nouveau pour deux semaines dans quelques jours...Et si je connaissais le nom du chirurgien, je crois que je n'hésiterais pas à me munir d'un pic à glace, comme cette chère 'Sharon' et à aller lui faire un sanglant sermon, si ce cher contrat social ne m'en empêchait pas...hum

Je ne cesse de m'inquiéter pour lui d'une manière incontrôlable..., au point d'en être totalement déprimée...(entre parenthèses, et au vu d'un reportage édifiant que je suis en train de regarder à l'instant, je sais que si j'avais été télé-opératrice chez Car-Glass, j'aurais été virée ce même jour pour incapacité totale à me concentrer ou presque..., extrêmement choquant..., voire carrément Hitlérien...bref..., ce n'était pas mon sujet..., je déborde, juste un constat au passage, désolée pour Car-Glass qui a eu l'audace de laisser filmer ses employés par la '3', merci à la TV publique...., car Car-Glass semble maîtriser à fond la transformation des humains en machines via des centaines d'abrutis de cadres zélés et experts en harcèlement généralisé, je vous prie de le croire...hum & Car-Glass semble s'en vanter à croire ce reportage....double hum, au fait est-ce-que Car-Glass remplace aussi les 'ça' et 'surmoi' vitriolés?....).

Ceci dit, pour en revenir à mon psy adoré,....il est l'unique personne dans mon entourage à laquelle je peux me confier totalement et de manière enrichissante...mais ne sachant ce qu'il a exactement, je ne peux que m'inquiéter malgré ses tentatives pour me rassurer.

Il m'a dit que ce n'était pas grave mais que c'était embêtant et j'ai cru comprendre car je n'ose lui poser directement la question, de peur de le gêner, que le mal est au niveau du ventre , 'je souffre à l'intérieur' m'a-t-il-dit...Il a insisté pour que je ne m'inquiète pas...mais m'a laissé entendre en même temps que mon attention pour lui ne le gênait pas...????? Cela le gênerait-il avec d'autres patient(e)s ? Mon inquiétude lui serait-elle bénéfique...? Je ne peux la contrôler..., Se jouerait-il un peu de moi?...Le connaissant un peu, j'en serais surprise de sa part mais bon...un homme reste un homme.
Je dois avouer que j'ai du fait de ma filiation et du fait aussi de mon expérience une image très négative des hommes...Il me l'a lui même fait constater lors de notre dernière entrevue...c'est la deuxième fois qu'il me fait cette remarque et je sais qu'elle est vraie.

Très souvent, je trouve la majorité des hommes cons et prétentieux, ou je finis assez rapidement par les juger comme tels. Je les trouve imbus de leurs personnes et de leurs pouvoirs et même parfois extrêmement humiliants dans leurs attitudes notamment avec les femmes.

Cette image qui provient de mon enfance et plus précisément de mon père, je ne parviens pas à l'oublier et en suis totalement dégoutée et je la retrouve malheureusement très souvent dans de multiples comportements masculins que je ne parviens plus à accepter...hormis dans un silence tristement haineux car je n'ai pas le choix..., (cf. le harcèlement au travail par MF Hirigoyen...), difficile de dire à un petit péteux de chef frustré ou à un vieil obsédé complètement mégalo..., d'aller directement se faire 'enculer'...ou 'sodomiser' par son sous-fifre minable, (excusez moi des termes, ils ne traduisent que ma profonde & sincère pensée et mieux vaut qu'ils sortent ici...), et vous serez d'accord avec moi..., surtout pour des éléments qui n'en valent pas la peine, ou qui 'n'existent même pas', vu leur médiocrité ou leur caractère sordide et déplacé et je dirais même, fantasmatique et pitoyable, dans l'échelle des valeurs humaines...
Dieu seul sait jusqu'à quel point ce psy., m'a aidé à relativiser tant de choses, dénuées du moindre sens... et je crois qu'au final, je vais finir par croire en Dieu...Et cela ne fera qu'une conversion burlesque au Catholicisme...,'ma Foi', rien de plus,...rires cyniques.

C'était une amère parenthèse...mais je crois que si mon psy. la lisait, il ne serait que très satisfait de son travail..., bien qu'un peu triste peut-être..., de par tout ce qu'il a entendu de ma bouche..., 'no comment'.

Pour en revenir à 'Lui'....Il semble toujours particulièrement content de me voir et depuis quelques temps lorsque je l'appelle au téléphone sa voix me semble passer carrément au plaisir.

Lors de ma dernière séance avec lui, il était bien plus prolixe que d'habitude et je suis même partie en oubliant de le payer ce qu'il n'a pas manqué de me faire remarquer en me regardant bien droit dans les yeux, au point que j'en ai été gênée...mais avec une sorte de plaisir en fait...
Et il a eu un sourire léger, que je ne lui avais encore jamais vu, en déposant le chèque sur sa pile et son attitude avec moi, lors de cette séance était devenue nettement plus ouverte, plus directe...

Je sais que le 'transfert' peut-être la cause de mon trouble mais peut-il être à l'origine d'une telle inquiétude et d'un tel attachement...?

Je pense à lui sans arrêt et ne sais plus quel comportement adopter avec lui...
Je ne veux pas le gêner mais m'interroge parfois sur ses réactions à mon égard malgré toute sa vigilance, bref je ne saisis pas ce qui advient de ma relation avec lui malgré tous mes efforts pour garder la tête froide.

J'ai rêvé de lui d'une manière extrêmement plaisante, dois-je le lui dire?...Devra-t-il m'aiguiller vers un autre praticien...? Je ne veux pas perdre le médecin...et je finis par ne vouloir pas perdre l'homme non plus..., je commence à ne plus parvenir à réellement distinguer les deux...

Merci à ce forum discret et à celles & ceux qui me lisent.
Bien à vous et en toute humilité,
Lyséa.

#2 Lyséa

    Membre Régulier

  • Membres
  • PipPip
  • 40 Messages :
  • Gender:Female

Posté 27 octobre 2009 - 20:42

Pour veiller sur lui, cette fée bleue...


Image IPB

#3 Lyséa

    Membre Régulier

  • Membres
  • PipPip
  • 40 Messages :
  • Gender:Female

Posté 28 octobre 2009 - 22:05

Dans deux jours, je serai à nouveau assise dans son beau fauteuil de cuir noir, le buste de César à mes côtés, la grosse boule de lumière douce déposée juste sous mon dos, les trois flèches d'Eros, fines et ferriques tendues en fin porte-manteaux au dessus de ma tête, à quelques mètres de son fauteuil design en forme de bulle, légèrement ombragé par la petite lampe orange tamisée, posée sur son bibliothécaire...et je sais que là tout d'un coup, dans la petite bulle d'âme rectangulaire, je me sentirai tout de suite mieux, détendue et émue à la fois et que sa seule présence en face de moi effacera les horreurs accumulées par mon psychisme effaré...

Il me regardera de ses yeux beaux, patients et graves..., il m'invitera de la voix ou de la main, à parler, malgré sa propre douleur,...et mes mots jailliront, pénibles, colériques, douloureux, exacerbés par la haine, le mépris et l'angoisse..., le traumatisme...., si je le peux encore.

J'aimerais ne plus rien lui dire de tout ça..., lui sourire comme d'habitude, lui demander de ses nouvelles, comme d'habitude, le serrer contre moi, enfin, attendrir sa douleur, l'embrasser si j'osais, le rassurer, caresser ses beaux cheveux bruns et tenir sa tête appuyée contre ma poitrine affolée de tendresse.
Dérober un petit bout de 'Lui', dans la minuscule et unique salle d'attente du cabinet de la rue D..., au milieu des oeuvres et biographies de Freud, des magnifiques livres grands ou reliés sur tant et tant de sujets et de curiosités et sous les yeux soudain surpris du vieux radio-phone de bois..., piquer un des 'dés' transparents trônant en décoration devant la devanture de l'immense buffet aux livres...Un souvenir d'enfance m'apparaît alors, en bien plus beau encore et les rideaux légers et blanc délavés à l'ancienne tombent tout doucement, languissants, le long de l'étroite porte-fenêtre donnant sur le mur vicinal, aux quelques herbes rares, fièrement résistantes et juchées sur la façade parisienne grise.

Contempler encore l'affiche, 'Attention, un train peut en cacher un autre'..., car les trains passent et repassent toujours les mêmes bien sûr et Freud le savait bien...car nous n'arrivons pas à arrêter enfin le train affreux, ce train affreux qui nous a tué un jour, que nous reproduisons, retrouvons sans arrêt, sans pouvoir le reconnaitre, l'appréhender et enfin l'arrêter...pour enfin, monter dans un autre train..., celui que nous aurions enfin choisi nous mêmes.

Puis délivrant la patiente précédente avec un mot élégant et gentil, je verrai soudain la poignée fine et dorée de la porte au rideau vitrée, donnant sur la petite entrée, s'abaisser vers moi, sa main vivement prendre la mienne avec douceur et force et son visage blanc et attentif me dire du bout des lèvres, 'dans deux minutes, je suis à vous M....', après avoir prononcé mon prénom, il me jettera un un regard pensif et je lui répondrai 'bien-sûr, prenez votre temps'...et dans l'attente qu'il revienne m'entraîner dans ma plus ou moins drôle histoire, dans notre étrange rencontre, dans sa douleur qui va cesser enfin,...et pour trois quart d'heures de bonheur pur..., emplis de vagues, de pensées, de mots, de commentaires, de non-dits et de silences..., de larmes et de rêves aussi souvent.

Bien à vous
Lyséa





1 utilisateur(s) en train de lire ce sujet

0 membre(s), 1 invité(s), 0 utilisateur(s) anonyme(s)